TABLE
DES
MATIERES.
Pour le
Discours Préliminaire.
Ocasion de cet Ouvrage.
pag. v
Ce que c'est que Convertisseur.
p. vij
Comment on le peint dans une Enseigne d'Auberge.
p. ix
D'où vient qu'on répond aux meilleurs livres.
p. xij
Plainte ridicule des Catoliques Anglois
p. xiv
La politesse universelle du siécle n'a pû rien sur la ferocité du Papisme
p. xv
Egalité de la persécution présente avec les passées sans faire compensation de rien
p. xvij
Refutation de ceux qui disent que les persécutions faites aux Prostans ne leur donnent point lieu d'en faire autant aux Catoliques.
p. xxiij
Suposant la prétention des uns & des autres, les Protestans auroient plus de raison que les Papistes de persécuter.
p. xxv
Ce que pourroit dire l'Eglise Anglicane aux Papistes.
p. xxviij
La vérité ne soufre point prescription comme un Roiaume.
p. xxx
Jugement sur les loix d'Angleterre contre les Papistes.
p. xxxiij
Exception pour les Rois.
p. xxxvj
Projet imaginaire mais dont l'éxécution seroit tres-utile contre le Papisme.
p. xxxvij
Raisons des Missions.
p. xxxix
Reproche de Scioppius aux Jesuïtes.
p. XL
Embarras des Apologistes des persécutions.
p. XLij
Citation du Sr. Maimbourg.
p. Xliij
Passage de Mr. Diroys contre les professions forcées.
p. XLiv
Avantages qu'il donne aux Infidéles contre les Missionnaires
p. XLviij
Réfléxion sur l'arrêt contre les recusans de communier, & contre ceux qui éxerceront en France quelque acte de Réligion Protestante
p. XLiX
Réfléxion sur le conseil donné à Auguste de ne point soufrir les innovations de Réligion
p. Lj
Le Paganisme est une preuve que la tolérance ne nuit point aux Sociétez
p. Liv.
Les prémiers Chrétiens sous Neron succomberent à la force des tourmens
p. Lvj.
Ils sont pourtant au Martirologe
p. Lvij
Refutation de ceux qui disent que pour ruïner les Protestans de France il faloit le plus - grand Roi du monde
p. Lviij
L'ancienne Eglise eût été persécutée sans relâche
p. Lxiij
Réfléxion sur ce que le Duc de Guise pardonna à un Huguenot qui le vouloit assassiner. Ridicule de la fentence qu'on dit qu'il prononça en cette ocasion
p. Lxiv
Toutes les véritez morales de l'Evangile deviennent une farce en la bouche d'un Convertisseur
p. Lxix
Pour la 1 Partie du
Commentaire.
CHAPITRE I.
QUe la lumiere naturelle, ou les principes généraux de nos connoissances, sont la régle matrice & originale de toute interprétation de l'Ecriture en matiere de moeurs principalement.
pag. 1
Tous les Téologiens rendent hommage à la Philosophie
p. 7
Pourquoi toutes les véritez particulieres doivent être éxaminées par la droite raison
p. 10
Par quelle lumiere Adam a connu qu il devoit s'abstenir du fruit défendu
p. 14
Aprés la chute d'Adam le recours à la lumiere naturelle a été plus. Indispensable
p. 17
Réfléxion sur les loix de Moïse
p. 20
Importance & nécessité de consulter la lumiere naturelle
p. 23
Que les Catoliques Romains retombent-là aprés leurs grands circuits
p. 25
CHAPITRE II.
Prémiére Refutation du sens literal de ces paroles Contrain-les d'entrer, par la raison qu'il est contraire aux plus-distinctes idées de la lumiére naturelle.
p. 28
Les actes de Réligion purement externes ne sauroient plaire à Dieu
p. 29
En quoi consiste la Réligion
p. 31
La contrainte est incapable d'inspirer la Réligion
p. 35
CHAPITRE III.
Seconde Refutation du même sens literal, par la raison qu'il est contraire à l'esprit de l'Evangile.
p. 39
L'Evangile a été verifié sur la lumiere naturelle
p. 41
Excélence de l'Evangile sur la loi de Moïse
p. 47
La douceur étoit le caractêre dominant de Jesus-Chrit
p. 49
Conséquence tres - injurieuse à Jesus - Chrit du sens de contrainte que l'on donne à ses paroles.
p. 53
CHAPITRE IV.
Troisiéme Refutation du sens literal, par la raison qu'il bouleverse les bornes qui séparent la justice d'avec l'injustice, & qu'il confond le vice avec la vertu, à la ruïne universelle des Sociétez.
p. 56
Refutation de ceux qui disent qu'un Roi peut loger ses gens de guerre chez qui il lui plaît
p. 59
Et de ceux qui disent que les Huguenots ont contrevenu aux Edits
p. 60
Le droit de contraindre est le renver sement Général du Décalogue
p. 64
Et le sacagement reciproque des diferens partis, & la source continuelle des Guerres civiles
p. 68
Exception ridicule pour les Rois que font quelques Catoliques Romains
p. 71
CHAPITRE V.
Quatriéme Refutation du sens literal, par la raison qu'il fournit un prétexte tres plausible & tresraisonnable aux Infidéles de ne laisser entrer aucun Chrétien dans leur Païs, & de les chasser de tous les lieux où ils les trouvent.
p. 74
Tous peuples sont obligez de donner audience à ceux qui leur promettent la découverte de la vraie Réligion
p. 76, 357
Suposition de la demande que devroit faire un Roi de la Chine aux Missionnaires du Pape
p. 80
Et de la réponse de ces Missionnaires
p. 82
Suites que doit avoir la réponse
p. 86
Obligation indispensable de chasser les auteurs de la réponse
p. 87
1. Preuve de cette obligation
p. 87
2. Preuve
p. 90
3. Preuve
p. 91
Recapitulation de ces preuves
p. 95
Refutation de ceux qui diroient qu'il ne faudroit pas avouer au Roi de la Chine que Jesus - Chrit eût ordonné la contrainte
p. 97
Infamie du Christianisme en cas qu'on pût attendre à déclarer cét ordre jusques au tems propre pour l'éxécution
p. 100
CHAPITRE VI.
Cinquiéme Refutation du sens literal par la raison qu'il ne peut-être éxécuté sans des crimes inévitables. Que ce n'est pas une excuse que de dire qu'on ne punit les héretiques que parce qu'ils ont contrevenu aux Edits.
p. 103
Plan Général des crimes compliquez dans la derniere persécution
p. 106
Cas de consience à proposer aux Confesseurs des Dragons qui ont sacagé les maisons des Protestans
p. 110
Péchez particuliers aux gens d'Eglise dans cette persécution
p. 113
Refutation de ceux qui diroient qu'on n'a pas prévû tous ces desordres, & qu'encore que Jesus-Christ en ait prévû il n'a pas laissé de faire prêcher
p. 117
Et de ceux qui diroient que le succés des Dragonneries en repare tout le mal
p. 121
Et de ceux qui diroient qu'on n'a fait qu'infliger les peines établies contre les desobéissans
p. 123
Conditions nécessaires à une loi
p. 126
Defaut essentiel dans le; Souverains de puïssance pour faire des loix en matiere de Réligion
p. 132
Enstance contre les Adversaires prise de quelques loix d'un Grand Duc de Moscovie
p. 141
Et de quelques autres loix moins odieuses
p. 145
CHAPITRE VII.
Sixiéme Refutation du sens literal, par la raison qu'il ôte à la Réligion Chrétienne un fort argument dont elle se sert contre le Mahométisme.
149
Raisonnement de M. Diroys contre les Mahométans retourné contre les Papistes.
p. 151
CHAPITRE VIII.
Septiéme Refutaton du sens literal, par la raison qu'il a été inconnu aux Péres pendant une longue suite d'années.
p. 153
Doctrine des Péres sur la persécution
p. 157
Cette même doctrine se présente d'elle - même aux Papistes lors qu'ils n'écrivent pas actuëllement en faveur de la persécution
p. 161
CHAPITRE IX.
Huitiéme Refutation du sens literal, par la raison qu'il rend vaines les plaintes des prémiers Chrétiens contre les persécutions Paiennes.
 
Suposition d'une Conférence entre des Députez de la primitive Eglise, & quelque Ministre des Empereurs
p. 164
Discours du Commissaire Impérial.
p. 164
Réponse des Députez
p. 165
Replique du Commissaire
p. 167
Replique des Députez
p. 169
Duplique du Commissaire
p. 171
Autre instance contre les Députez, & preuve que la violence auroit été commandée dée directement & non par accident
p. 173
CHAPITRE X.
Neuviéme & derniere Refutation du sens literal, par la raison qu'il exposeroit les vrais Chrétiens à une opression continuelle sans qu'on peut rien aléguer pour en arrêter le cours que le fond même des dogmes contestez entre les persécutez & les persécuteurs, ce qui n'est qu'une chetive petition de principe qui n'empêcheroit pas que le monde ne devint un Coupe-gorge.
p. 181
Considération de ce qui se passeroit de secte à secte du Christianisme.
p. 186
Vaine & ridicule excuse sur ce que l'on auroit la vérité de son côté.
p. 188
Pour la 2 Partie du
Commentaire.
CHAPITRE I.
PRémiére objection; On n'use point de violences afin de gêner la consience, mais pour réveiller ceux qui refusent d'éxaminer la vérité. Illusion de cette pensée. Examen de ce qu'on apelle OPINIATRETE
p. 193
Combien les passions empêchent de faire un bon éxamen
p. 194
Que l'état où les persécuteurs mettent les gens afin de les obliger d'éseaminer, les empêche de bien choisir
p. 198
Ce qui se pourroit dire contre la sagesse de Jesus-Christ, s'il avoit ordonné la persécution comme une préparation à l'éxamen.
p. 202
Dilemme contre les Adversaires
p. 207
Que leurs persécutions seroient sans fruit si elles n'avoient pour but de contraindre enfin la consience
p. 208
Examen de ce qu'on apelle opiniâtreté.
p. 210
Impossibilité de la discerner de la constance.
p. 211
Ce n'est pas une marque d'opiniâtreté de persister dans sa Réligion aprés avoir été reduit au silence par un Controversiste.
p. 214
L'Evidence est une qualité rélative
p. 218
On ne peut jamais convaincre un particulier que l'explication qu'on lui a donnée sur certaines matieres est sufisante.
p. 223
CHAPITRE II.
Seconde Objection; On rend odieux le sens literal en jugeant des voies de Dieu par les voies des hommes: encore que les hommes soient en état de mal juger lors qu'ils agissent par passion, il ne s'ensuit pas que Dieu ne fasse son oeuvre là dedans par les ressorts admirables de sa Providence. Fausseté de cette pensée, & quels sont les éfets ordinaires des persécutions.
p. 225
Refutation de ceux qui auroient recours à la maxime les voies de Dieu ne sont pas nos voies
p. 226
Diference entre la bouë emploiée contre l'aveuglement du corps, & la persécution emploiée contre l'aveuglement de l'esprit
p. 229
Preuve tirée de ce qu'il n'est pas permis de faire tort à un homme pour le corriger de ses vices
p. 233
Que l'expérience prouve que les persécutions ne sont pas une cause ocasionnelle établie de Dieu pour conférer l'illumination de l'esprit
p. 237
Revûë générale des éfets que produisent les persécutions
p. 242
Oposition des maximes des Papistes de France & d'Angleterre
p. 246
Réfléxion de Michel de Montagne sur le suplice de la question
p. 251
Pensée de Mezerai sur le suplice d'Anne du Bourg
p. 257
CHAPITRE III.
Troisiéme objection. On outre malignement les choses en faisant paroître la contrainte commandée par Jesus-Chrit sous l'image d'échafauts, de rouës & de gibets, au lieu qu'on ne devoit parler que d'amandes, éxils, & autres petites incommoditez. Absurdité de cette excuse, & que suposé le sens literal le dernier suplice est plus-raisonnable que les manieres chicaneuses & que les pilleries & captivitez dont on s'est servi en France.
259
I. Preuve que posé le sens de contrainte les rouës & les Bûchers sont tres-légitimes contre les errans
p. 261
II. Preuve tirée de l'utilité des suplices pour grossir la Communion qui s'en sert
p. 267
Aplication de tout ce qui se peut dire pour les persécutions non sanglantes aux sanglantes
p. 269
Incapacité des Auteurs François pour insulter aux Espagnols sur l'Inquisition.
p. 275
Nouvelle Apologie des persécutions les plus-atroces, comme du Duc d'Albe posé le sens de contrainte
p. 278
Remarques contre le P. Alexandre Dominicain
p. 282
Absurditez de Juste Lipse dans son Traité de una Religione
p. 285
Dilemme de Tertullien contre les persécuteurs mitigez.
p. 290
Martire de l'Empereur de Trebisonde
p. 293
CHAPITRE IV.
Quatriéme objection; on ne peut condanner le sens literal de ces paroles Contrain-les d'entrer, sans condanner en même tems les loix que Dieu a établies parmi les Juifs, & la conduite que les Prophétes ont quelquefois tenuë. Disparité & raisons particulieres pour l'ancienne loi qui n'ont point lieu sous l'Evangile.
p. 295
Quand on punit les Héretiques c'est un moindre mal de les faire mourir soit qu'ils disent qu'ils veulent changer, soit qu'ils ne le disent pas, que de les renvoier absous lors qu'ils disent qu'ils veulent changer
p. 291, 297
Principe primordial pour résoudre l'objection tirée de l'éxemple de Moïse qui fait tant jaser les Déïstes contre l'Ecriture
p. 299, 301
Qu'il n'est point contre l'ordre qu'un Legislateur fasse 2. loix dont l'une empêche l'éxécution de l'autre
p. 302
L'Idolâtrie n'a été punie par les loix de Moïse, qu'en qualité de sédition contre le gouvernement civil
p. 311
Réfléxion sur l'action d'Elie
p. 312
IV. Diferences entre les loix de Moïse & celles de l'Evangile
p. 314
CHAPITRE V.
Cinquiéme Objection; les Protestans ne peuvent blâmer le sens literal de contrainte sans condanner les plus - sages Empereurs & les Péres de l'Eglise & sans se condanner eux-mêmes puis qu'ils ne soufrent point en certains lieux les autres Réligions, & qu'ils ont quelquefois puni de mort les Héretiques, Servet par éxemple. Illusion de ceux qui font cette objection; raisons particulieres de ne pas tolérer les Papistes.
p 323
Refutation courte & générale de ce qu'on alégue si souvent la conduite des anciens Empereurs
p. 325
Foiblesse de l'Empereur Théodose & sa servitude sous son clergé
p. 329
Considérations sur la conduite des Princes Protestans qui ne soufront qu'une Réligion
p. 334
Il est parmis aux Souverains de défendre qu'on enseigne ce qui choque les loix politiques
p. 336
Sur ce pié il peut être permis de faire des loix contre le Papisme & en vertu de ce qu'il enseigne la non telérance
p. 340
Comparaison de l'intolérance des Papistes & des Protestans
p. 346
Réfléxion sur un endroit de l'Edit qui arevoqué celui de Nantes
p. 352
Considération des divers dégrez de l'intolérance
p. 353
1. Dégré
p. 354
2. Dégré
p. 355
3. Dégré
p. 358
CHAPITRE VI.
Sixiéme objection; l'opinion de la tolérance ne peut que jetter l'Etat dans toutes sortes de confusions, & produire une bigarrure horrible de Sectes qui défigurent le Christianisme. Réponse à cette pensée; en quel sens les Princes doivent être les nourriciers de l'Eglise.
p. 361
Obscurité de nos connoissances
p. 361
Si la diversité des Réligions cause quelque mal politique, c'est uniquement à cause de l'intolérance.
p. 363
Devoir d'un Souverain lors qu'il s'éléve des Novateurs
p, 368
Comment il doit être le Nourricier de l'Eglise
p. 370
Comment ils ne portent par l'épée sans cause
p. 372
2. Grandes diferences entre un voleur ou un Meurtrier & un Héretique qui empoisonne les ames
p. 375
Comparaison de ceux qui déclament contre les Héretiques avec ceux qui feroient la guerre à un Prince parce qn'il auroit écrit à leur Roi d'une maniere tres-respectueuse selon les idées de ce Prince, mais incivile selon les idées & le goût des sujets de ce Roi
p. 379
La bigarrure des Sectes est un moindre mal que le carnage des Héretiques qu'à fait le Papisme
p. 385
Bigarrure de l'Eglise Romaine
p. 389
Que même veu la condition de l'homme la tolérance des Nouveautez peut subsister avec le repos public sous des Princes sages; ce qu'il faut faire pour cela.
p. 391
CHAPITRE VII.
Septiéme objection; on ne peut nïer la contrainte au sens literal fans introduire une tolérance générale. Réponse à cela, & que la conféquence est vraie mais non pas absurde: éxamen des restrictions de quelques demi-tolérans.
p. 395
Preuves que la tolérance doit être générale 1. à l'égard des Juifs
p. 397
2. A l'égard des Mahometans, avantage qui reviendroit à l'Evangile de l'Echange des Missionnaires entre les Turcs & nous
p. 398
3. A l'égard des Païens
p. 402
4. A l'égard des Sociniens. Remarques sur ce qu'on apelle blasphême
p. 406
Si les Héretiques qu'on apelle blasphêmateurs sont punissables, il n'y a presque point de Secte qui ne soit punissable à l'égard des autres
p. 408
Refutation de ceux qui disent qu'il ne faut pas tolérer les béresies qui renversent les fondemens
p. 412
Et de ceux qui distinguent les Sectes qui commencent de celles qu'on trouve établies & l'Héresiarque de celui qu'il trompe
p. 414
CHAPITRE. VIII.
Huitiéme Objection: on rend odieux malicieusement le sens literal de contrainte en suposant faussement qu'il autorise les violences que l'on fait à la vérité. Réponse à cela où l'on montre qu'éfectivement cesens literal autorise les persécutions suscitées à la bonne cause, & que la consience qui est dans l'erreur a les mêmes droits que celle quin'y est pas
p. 417
Il est quelquefois plus-avantageux de disputer avec un grand esprit qu'avec un petit
p. 418
Que tout ce qui est fait contre la consience est péché
p. 419
Et le plus-grand péché qui se puisse dans son espece
p. 421
Comparaison à l'avantage de la consience entre ce qui se fait de mal par son ordre, & ce qui seroit un bien, mais qui se fait contre son ordre
p. 424
Qu'il n'y a point de bonté morale dans une aumône donnée contre le dictamen de la consience
p. 427
Qu'il y a quelque bonté morale dans le refus de l'aumône selon le dictamen de la consience
p. 429
Ce qu'il faut pour que des injures dites à un homme soient un péché
p. 432
Preuve, que la consience erronée doit procurer à Perreur les mêmes apuis què la consience Ortodoxe doit procurer à la vérité
p. 436
Et quesi Jesus-Chrit avoit ordonné de persécuter, on ne pourroit épargner sans crime la véritable Réligion que l'on seroit persuadé être fausse
p. 439
Eclaircissement de cette doctrine par la considération de l'état où seroit un Héretique qui sachant cét ordre ne persécuteroit pas
p. 442
Que si le droit de persécuter peut être commun à la vérité & à l'Héresie, tous autres droits leur sont communs
p. 449
Réponse à ceux qui disent simplement & généralement que la seule obligation d'un Héretique est celle de se convertir.
p. 454
CHAPITRE IX.
Examen de quelques dificultez contre ce qui à été établi dans le Chapitre précédent du droit de la consience qui est dans l'erreur. Preuves de ce même droit par des éxemples.
p. 456
Réfléxion sur les éxemples aléguez dans les Nouvelles lettres de l'Auteur de la Critique du Calvinisme
p. 457
Les qualitez objectives des choses fondent seules le dégré de moralité & non les qualitez phisiques en plusieurs cas
p. 460
Comparaison entre un Juif pillant le temple de Jerusalem, & un Païen pillant le temple de Delphes
p. 467
Examen I. de la distinction du fait & du droit.
p. 472
2. De ceci, qu'il s'ensuit de nos principes qu'un homme persuadé du sens de contrainte est obligé de persécuter.
p. 480
3. De ceci, qu'un Magistrat ne pourroit pas punir ceux qui voleroient par instinct de consience
p. 481
4. De ceci, qu'on ne pourroit pas reprimer les blasphêmes d'un Athée
p. 482
5. De ceci, qu'on devroit soufrir qu'un homme dogmatisat que les crimes sont permis
p. 485
6. De ceci, qu'un homme qui fait un meurtre suivant les instincts de sa consience fait une meilleure action, que s'il ne le faisoit pas
p. 490
CHAPITRE X.
Suite de la réponse aux dificultez contre le droit de la consience errante. Examen de ce qu'on dit que si les Héretiques usent de représailles sur ceux qui les persécutent ils ont tort. Preuves que la fausse consience peut disculper ceux qui la suivent, quoi qu'elle ne le fasse pas toûjours.
p. 502
Débrouillement de quelques expressions cruës sur les droits de la consience errante
p. 504
Raisons pour prouver qu'en suposant la doctrine des persécuteurs, les Héretiques feroient quelquefois une action tres-innocente en persécutant la vérité. I. Raison tirée de ce que ces paroles Contraintes d'entrer contiennent un ordre général
p. 508
Absurde glose de quelques-uns sur ces paroles. Faites du bien à tous mais principalement aux domestiques de la foi
p. 513
II. Raison tirée de ce que le droit de la consience Ortodoxe est fondé sur une loi générale de Dieu. Exemples sur cela
p. 516
III. Raison tirée de ce que la loi générale qui est le fondement du droit d'une consience Ortodoxe, ne regarde que les véritez notifiées
p. 523
IV. Raison tirée de la condition des créatures ausquelles Dieu manifeste ses loix
p. 526
On va au devant par 3. Observations à ce qui pourroit être objecté du péché d'Adam
p. 530
Que ce seroit demander Pimpossible à l'homme que de prétendre qu'il discernat toutes les ocasions où il croit être Ortodoxe, d'avec celles où il l'est éfectivement
p. 534
Réflexion sur les dificultez que l'Eglise Romaine propose contre la voie de l'éxamen
p. 537
Comment dans ces principes on n'ôte rien à la grace
p. 544
Et on ne sauve pas plus de gens que dans les autres Hypotéses
p. 546
Si toute erreur naît de la corruption du coeur
p. 548
Expédient & secours que Dieu a fourni à l'homme par raport au corps, c'est de discerner par sentiment ce qui nuit ou est utile à sa vie
p. 555
V. Raison tirée de ce que l'opinion contraire reduit l'homme à un Pirronisme plus stupide qu'un tronc
p. 558
Reméde à cela en suposant pour l'ame un expédient semblable à celui que Dieu nous fournit pour la nourriture du corps
p. 560
VI. Raison tirée de ce que l'opinion contraire rend le choix du Christianisme impossible aux Infidéles
p. 563
VII. Raison tirée des éxemples d'erreur qui absolvent de toute faute
p. 566
Pensée sur l'ignorance invincible
p. 570
Que cette doctrine n'empêche pas l'usage de la S. Ecriture
p. 574
Que l'Ecriture peut conserver également ses honneurs & son autorité dans des sectes oposées
p. 576
CHAPITRE XI.
Resultat de ce qui a été prouvé dans les 2 Chapitres précédens, & au pis aller refutation du sens de contrainte.
p. 580