TABLE DES MATIERES.
TABLE DES MATIERES.
| CHAPITRE I. Idée générale de l'état de l'église dans le quatrième & dans le cinquieme siecles. | Pag. 3 | Eclat de l'église après la conversion de Constantin. La discipline devient uniforme. Jurisdiction des métropolitains. Jurisdiction des exarques. Les trois premiers évêques furent nommés patriarches ou primats. L'évêque de Jérusalem obtint le titre & la jurisdiction de patriarche. Il en fut de même de celui de Constantinople. Comment celui-ci étend sa jurisdiction. Il obtient le second rang. La maniere dont s'établissent les droits des premiers évêques produira des disputes & des révolutions. La cause de ces désordres vient de ce que dans les trois premiers siecles, les usages qui n'étoient ni uniformes ni permanents, n'avoient pas permis de déterminer le rang & les droits des évêques. La rivalité entre les évêques des deux capitales augmente les désordres. Autres causes qui les augmenteront encore. La subordination entre les sieges autorise les appels, d'où naissent des abus. Les évêques seuls juges en matiére de foi, & le concilé général juge souverain . La discipline d'orient qui s'observoient dans l'une & l'autre église. Articles de foi éclaircis. Les hérésies ont causé de grands désordres. Institution des ordres monastiques. L'église avoit fait peu de progrès hors de l'empire Romain. |
| CHAPITRE II. Des Barbares qui ont envahi l'empire d'occident. | Pag. 17 | Etat misérable de l'Europe, lors de l'établissement des Barbares. Cités des anciens Barbares de l'Europe. Pourquoi ces cités ne songeoient point à s'agrandir. L'ambition devoit être la cause de leur ruine. Elles prospérent avec peu de besoins : le luxe est leur dernier période. La plupart des Barbares nouvellement établis ne font que passer. Sans idée de vertu ils n'estiment que le brigandage. Ils ne savent pas conserver ce qu'ils ont conquis. Pour entretenir le luxe, ils en ruinent les sources. Ils ont des ennemis au dehors & au dedans, & ils n'ont ni retraites ni soldats. Puissants avant de s'être fixés, ils sont sans force dans leurs établissements. Ne reconnoissant que la loi du plus fort, les trahisons & les injustices de toute espece sont pour eux des actions courageuses. Leur gouvernement est une démocratie & une anarchie. S'ils ne sont pas détruits, leur gouvernement passera par mille formes. Pourquoi, dans les commencements, le sort des vaincus fut plus doux que sous les empereurs. Les guerres d'ordinaire courtes & fréquentes. Les Barbares, occupés à s'établir dans leurs usurpations, ne peuvent pas tout enlever. Mais lorsqu'ils sont affermis, ils croient que ce qu'ils n'ont pas pris, est encore à eux. La religion même sert de prétexte à leur avidité. Ces conquérants barbares se détruisent les uns après les autres. Toutes les provinces d'occident étoient à différents barbares. Quel sera le sore de ces barbares. |
| CHAPITRE III. L'empire Grec sous Zénon. | Pag. 28 | Pourquoi l'empire Grec subsistoit encore. On ne savoit plus ce qui donnoit des droits à l'empire. Les empires s'arrogent les droits du sacerdoce. Abus qui en devoit naître. Guerre civile sous Zénon. Il suomet les rebelles. Zénon perfide envers les Goths. Il l'est envers Illus, qui se joint à Léonce révolte. Vérine prétend donner l'empire à Léonce. Thédodoric, vainqueur d'Illus & de Léonce, prend les armes contre Zénon qui le vouloit perdre. Zénon lui persuade de marcher en Italie contre Odoacre. Anastace succéde à Zénon. Acace, patriarche de Constantinople, avoit fait chasser du siege d'Alexandrie Jean Talaia. Il fut excommunié par le pape Félix III. Hénotique de Zénon ; qui occasionna un schisme, mais que les papes ne condamnerent pas. Fin du schisme. |
| CHAPITRE IV. Anastase, Théodoric le Grand & Clovis. | Pag. 36 | L'Italie sous Odoacre. Théodoric en fait la conquête. Guerre des Isaures sous Anastase. Autres guerres. Les persécutions causent de grands troubles. Le trisagion en cause de fréquents. Grand nombre de schismes. Mur élevé par Anastase. Théodoric & Clovis contemporains. L'Italie florissante sous Théodoric. Ce prince ne persécute pas les catholiques. C'étoit encore l'usage qu'un des deux consuls fût fait en Italie. Utilité de l'histoire de France. Clovis ne regnoit pas sur toute la nation Françoise. Il projette la conquête des Gaules. Il se rend maître des états de Siagrius. Il s'allie à Gondebaud. Pourquoi il demande Clotilde en mariage. On commence à espérer sa conversion. Bataille de Tolbiac. Voeu de Clovis. Sa conversion. Elle met les catholiques dans ses intérêts, & les Armoriques le reconnoissent pour roi. Vainqueur de Gondebaud, il lui rend ses états. Pourquoi ? Gondebaud se rend maître de toute la Bourgogne. Clovis allié de Théodoric le Grand, la lui enleve. Il la lui rend. Clovis fait la guerre à Alaric sous prétexte de religion. Il fait la conquête des Aquitaines. Défait à Arles, il les reperd. Il n'est plus qu'injuste, cruel & perside. Erreur de Grégoire de Tours. |
| CHAPITRE V. Depuis la mort de Clovis jusqu'au temps où les maires du palais s'emparent de toute l'autorité. | Pag. 55 | Partage des états de Clovis. Leurs voisins ou ennemis. On ne prévoit pas comment ces peuples pourront se bien gouverner. On ne prévoit que des perfidies & des guerres. Thieri enleve la Thuringe à Hermanfroi. Sa perfidie. Les trois autres fils de Clovis défont Sigismond, fils de Gondebaud. Les François ravagent la Bourgogne. Clotaire poignarde deux de ses neveux. Les François font la conquête de la Bourgogne. Les rois François s'allient tout-à-la fois de Justinien & des Ostrogots. Le perfide Théodebert défait les Grecs & les Goths. Guerre civile terminée par un prétendu miracle. Childebert & Clotaire en danger de périr avec leur armée. Clotaire s'empare de l'Austrasie, ce qui occasionne une guerre. Clotaire seul roi des François. Cruauté de ce prince envers Cramne, son fils. La France partagée entre ses quatre autres fils. Ce ne sont que forfaits jusqu'en 613 que Clotaire II regne seul. La France en proie à la jalouse de Frédegonde & de Brunchaut. Brunchaut souléve les grands, arme ses petits-fils & cause des guerres. Fin de cette princesse. Clotaire regne seul. Dagobert se saisit de toute la succession de Clotaire, son pere. Sous se deux fils, les maires du palais gouvernent. Les Austrasiens chassent le fils de Grimoald. Troubles sous les fils de Clovis II. Martin & Pepin Héristel gouvernent l'Austrasie. Ils sont défaits par Ebroin, qui est assassiné. Pépin Héristel a toute autorité dans les trois royaumes. |
| CHAPITRE VI. Du gouvernement des François jusqu'au temps où Pepin Héristel se saisit de route l'autorité sous le titre de Maire du Palais. | Pag. 68 | Les François avoient originairement les moeurs des Germains. Leur gouvernement étoit une démocratie. La puissance législative résidoit dans le champ de mars. A la guerre, le général avoit une autorité absolue. Dans l'assemblée, il n'avoit que son suffrage. Des usages grossiers tenoient lieu de choix aux François. Lors de leur établissement, ces usages ne leur suffisoient plus. C'est dans leurs circonstances & dans celles des Gaulois, qu'il faut chercher le raison de leur gouvernement. Les Gaulois étoient vils à leurs yeux. Obligations communes aux Gaulois & aux François. Les Gaulois conservent leurs loix, & sont juges de leurs différents. Gouvernements des provinces & des villes. Les ducs & les comtes commandoient les troupes, & rendoient la justice avec des assesseurs. Pourquoi la jurisprudence des François sera toujours vicieuse. Pourquoi le corps des loix est un chaos. Les évêques ont sur les François convertis la même autorité qu'avoient eue les prêtres payens sur les François idolâtres. Leur influence dans le champ de mars est avantageuse aux Gaulois. Les François ont moins d'autorité à mesure que les Gaulois en acquierent. Le gouvernement devient aristocratique. Privilege des leudes ou fideles. Les rois, pour étendre leur autorité, font leudes des Gaulois. En effet, les préjugés des Gaulois, étoient favorables à ce dessein. La façon de penser des évêques l'étoit encore plus Opinion favorable au despotisme. Sous les fils de Clovis, l'aristocratie tendoit à la monarchie. Bénéfices donnés par les rois pour hâter cette révolution. Comment s'établissent les seigneuries. Comment les seigneurs deviennent seuls juges de leurs sujets. La France se remplit de tyrans. Mauvaise politique des rois qui changent continuellement de parti, & reprenent inconsidérément les bénéfices qu'ils ont donnés. Traité d'Andeli, qui leur ôte la liberté de les reprendre. Le parti des leudes qui n'avoient pas de bénéfices, enhardit les rois à violer le traité, ce qui occasionne bien des troubles. Assemblée à Paris dans laquelle Brunehaut est condamnée, & les bénéfices sont déclarés héréditaires. Clotaire Il se trouve presque sans autorité. Origine de la noblesse héréditaire. Pour acquérir cette noblesse on imagine de recevoir du roi en bénéfice une terre qu'on lui donne. Dans la suite, on aima mieux être noble par une terre que par un bénéfice. Les seigneurs étoient les seuls juges & les seuls capitaines des hommes de leurs terres. Les abbés & les évêques crurent aussi devoir être capitaines. Tout tend à l'anarchie sous les successeurs de Clotaire II. Les ducs & les comtes favorisent les usurpations des seigneurs. Mais les seigneurs ne peuvent s'assurer leurs usurpations. Comment les maires se saisissent de toute l'administration. Ils sacrifient les intérêts de leur maitre, & deviennent les ministres des bénéficiers & des seigneurs. Confiance aveugle des grands pour les maires. Les maires achevent d'attirer à eux toute l'autorité. Alors ils commandent aux grands, qu'ils humilient. Usurpation trop précipitée de Grimoald, qui en est puni. Conduite plus sage de Pepin Héristel. |
| CHAPITRE VII. Du gouvernement de Pepin Héristel & de celui de Charles-Martel. | Pag. 97 | Pourquoi Pepin Héristel remédie aux abus, sans vouloir en tarir la source. Sa modération apparente. Il occupe les François de guerres étrangeres. Il achéve de les gagner par l'éclat de ses armes, & il dispose de l'Austrasie & des deux mairies. Théodoald, encore enfant, lui succede sous la tutelle de Plectrude, sa grand-mere. Les grands de Neustrie donnent la mairie à Rainfroi. Charles-Martel est duc d'Austrasie. Chi péric II regne en Neustrie & en Bourgogne. Charles lui laisse la couronne, mais il se rend maître des deux mairies. L'audace de Charles est soutenue par des succès. Il donne des bénéfices, qui n'ont pas les inconvénients de ceux des Mérovingiens. Il jouit d'une autorité absolue. Il se préparoit à passer en Italie, à la sollicitation de Grégoire III. |
| CHAPITRE VIII. Des révolutions arrivées depuis la mort d'Anastase jusqu'à celle de Léon l'Isaurien. | Pag. 98 | Justin empereur d'orient. Justinien, fils de sa soeur, lui succede. Bélisaire fait la conquête de l'Afrique sur les Vandales. Rappellé sur de faux soupçons, il n'acheve pas la conquête de l'Italie. Les Goths recouvrent presque toute l'Italie. Bélisaire est renvoyé en Italie, mais les Sclavons forcent à le rappeller. Narsès met fin à la domination des Goths. L'empire étoit sans force par tout où Bélisaire & Narsès ne se trouvoient pas. Les factions vertes & bleues causent des troubles. Justinien persécuteur & hérétique. Sous Justin II les Lombards s'établissent en Italie. Longin avoit lors changé la forme du gouvernement. Justin II rétablit le consulat. Tibere, qui avoit été collegue de Justin, s'associe Maurice. L'empire a la guerre avec les Perses & avec les Abares. Phocas usurpe l'empire. Autharis roi des Lombards fait de nouvelles conquêtes. Cosroès a de grands avantages sur Phocas. Phocas perd l'empire & la vie. Cosroès a de nouveaux succès. L'empire a encore d'autres guerres. Grands avantages d'Héraclius sur les Perses. Constantinople assiégée par les Avares. Soulèvement des Sarrazins au service de l'empire. Commencement du Mahométisme. Comment Mahomet se fait passer pour prophete. Il fait de ses prosélites autant de soldats. Il devient souverain de l'Arabie. Maximes qu'il inculque à ses disciples. Combien il étoit facile aux Sarrazins de faire des conquêtes. Conquêtes d'Aboubecre & d'Omar. Cependant Héraclius s'occupe de Monothélisme, & pour protéger cette hérésie, il abandonne des provinces aux Mahométans. Court regne de ses deux fils. Constant, son petit-fils, se rend odieux. Omar fait brûler la bibliotheque d'Alexandrie. Les Sarrazins mettent fin à la domination des Perses. Constantinople, qu'ils assiegent, doit son salut au feu grégeois. Sous Constantin Pogonat le Monothélisme est condamné. Des séditieux demandent qu'il y ait trois empereurs parce qu'il y a trois personnes dans la trinité. Léonce fait couper le nez à Justinien II ; & Tibere Absimare le fait couper à Léonce. Justinien II les foule aux pieds l'un & l'autre, & a la tête tranchée. On creve les yeux à Bardane Philippique. Artemius se fait moine. Théodose se fait prêtre. Léon l'Isaurien commence à regner. Etendue des conquêtes des Sarrazins. Constantinople est encore sauvée par le feu grégeois. Léon veut détruire le culte des images, ce qui cause de grands troubles. Grégoire II tente inutilement d'empêcher les Romains de se soustraire à l'empereur. Grégoire III implore la protection de Charles. Martel contre Léon, & contre les Lombards. |
| CHAPITRE IX. Pepin surnommé le Bref, premier roi de la seconde race. | Pag. 117 | Pepin ne trouve pas dans les Neustriens des dispositions aussi favorables que Carloman dans les Austrasiens. Le clergé damnoit Charles-Martel. Pepin s'applique à gagner les différents ordres. Guerre à l'occasion de Grippon, que Pepin & Carloman ont dépouillé. Le pape ordonne de mettre bas les armes ; entreprise qui aura des suites. Carloman se fait moine. Guerres. Pepin veut être roi. Décision du pape Zacharie. Mauvaise justification de ce pape & de S. Boniface. Les derniers Mérovingiens sont renfermés dans des cloîtres. Pepin au lieu d'être élevé sur un bouclier, veut être sacré comme David. Cette cérémonie trompe le peuple. Pendant que Constantin Copronyme favorise les Iconoclastes, Astolphe s'empare de l'exarcat de Ravenne. Etienne II vient implorer la protection de Pepin. On lui rend en France de grands honneurs. Etienne II sacre Pepin, sa femme & ses deux fils. Cette intrigue qu'on ne peut justifier aura de grandes suites. Astolphe, après avoir promis d'évacuer l'exarcat, assiége Rome. Etienne demande des secours au roi de France & à ses fils. Premiere lettre à ce sujet. Seconde lettre. Lettre de S. Pierre dans laquelle la vierge, les anges, les martyrs & tous les saints parlent. Jugement que le pere Daniel porte de cette derniere lettre. Pepin donne l'exarcat de Ravenne au saint siege. Ses précautions pour assurer la couronne dans sa maison. |
| CHAPITRE X. Charlemagne. | Pag. 132 | Ce n'est pas comme conquérant qu'il faut admirer Charlemagne. Etat de la France lors de l'avénement de Charlemagne. Il convoque les assemblées deux fois l'année. Objet de celle qui se tenoit en automne. Objet de celle qui se tenoit au moins de mai. Comment elles se tenoient. Comment Charlemagne étoit l'ame des assemblées. Nécessité de donner des lumieres aux François. Changements à cet effet dans l'administration. Assemblées provinciales dans la même vue. Combien elles étoient utiles. Effets qu'elles produisent. Les successeurs de Charlemagne ruineront cet édifice. Combien l'entreprise de ce prince étoit au dessus de son siecle. Il soumet toute la Lombardie. Il acheve de soumettre ceux qui vouloient secouer le joug. Regne de Léon Chazare. Irene demande pour son fils, Rotrude, fille aînée de France. Charlemagne fait sacrer Pepin roi de Lombardie, & Louis roi d'Aquitaine. Il est blâmable de ne s'être pas borné à policer les François. Il est couronné empereur. Les Romains pouvoient donner la souveraineté sur Rome. Ils ne pouvoient pas donner l'empire. Charlemagne n'acquiert qu'une dénomination : mais elle paroît lui transférer des droits. Irene qui feint de le vouloir épouser est détrônée. Charlemagne régle les limites des deux empires avec Nicéphore. |
| CHAPITRE I. Considérations sur le clergé. | Pag. 146 | Désordre dans toute la chrétienté. Les Sarrazins cherchent à s'éclairer. Nécessité de connoître le clergé vers le temps de Charlemagne. Au milieu des vices qui sont ceux du temps, & dont le clergé ne se garantit pas, la foi se conserve. Doctrine des huit premiers siecles sur les deux puissances. Comment cette doctrine s'altere en orient. En orient les empereurs avoient usurpé sur le sacerdose : en occident les évêques devoient usurper sur l'empire. Raison de la puissance du clergé dans les commencements de la monarchie Françoise. Le clergé parce qu'il est ignorant, jouit dans scrupule des deux puissances. Il jouit de même des richesses qui lui sont offertes. Comment il en acquiert de nouvelles. Comment il défend ce qu'il a acquis. Combien la confusion des deux puissances lui est favorable. Il croit avoir de droit divin les terres qu'il possede, & il le persuade. Mais la noblesse se fait de la force un droit contre lui. A l'exemple du clergé, Pepin veut acquérir un droit divin au trône qu'il usurpe. Doctrine fausse & pernicieuse qui s'établit alors en France. Un siecle auparavant cette doctrine avoit commencé en Espagne où le clergé disposoit souvent de la couronne. Foiblesse des papes dans les huit premiers siecles. En orient le clergé a moins de facilité à s'élever qu'en occident. L'ambition du patriarche de Constantinople trouve un obstacle dans l'agrandissement de celui de Rome. Le titre d'oecuménique est le premier sujet de contestation entre le pape & le patriarche de Constantinople. Le culte des images, autre sujet de contestation. |
| CHAPITRE II. Louis le Débonnaire. | Pag. 170 | Louis le Débonnaire reconnu par les seigneurs, & sacré par Etienne IV. Dans quelles circonstances Charlemagne avoit partagé ses états entre ses trois fils. Louis se hâte trop de faire un pareil partage. Sa conduite avec Bernard qui se révolte. Il s'en repent pour ne montrer que de la foiblesse. Cependant Judith veut un royaume pour Charles son fils. Troubles qui naissent à cette occasion. Foiblesse de Louis. Insolence du moine Vala. Humiliation de Louis, qui prend les évêques pour juges de sa conduite. La fermeté de Bernard cause de nouveaux soulevements. Lothaire & Pepin arment. Judith prend le voile. Louis assemble les seigneurs & les évêques à Compiegne, pour savoir d'eux s'il prendra le froc ou s'il conservera l'empire. Lothaire se saisit de l'empire que l'assemblée avoit conservé à Louis. Les moines rendent l'empire à Louis. Louis déclare Lothaire déchu de son association à l'empire. On l'accuse d'usurper par cette déclaration sur les droits de l'église. Révolte qui n'a pas de suite. Autre révolte des fils de Louis. Grégoire IV est dans leur camp. La plus saine partie du clergé ne reconnoît pas l'autorité qu'il s'arroge, & que Vala défend. Louis au pouvoir de ses fils. Il est déposé. On le condamne à faire pénitence dans un monastère. Et ceux qui le condamnerent sont ceux qui l'avoient déclaré l'oint du Seigneur. Lothaire aliéne les esprits. Louis recouvre la couronne, ou plutôt la reçoit des évêques. Judith revient à la cour & reprend ses intrigues. Charles a l'Aquitaine au préjudice des fils de Pepin. Nouvelles révoltes & mort de Louis. |
| CHAPITRE III. Charles le Chauve. | Pag. 189 | Après la bataille de Fontenai les évêques disposent des provinces de l'empire. Bientôt ils sont forcés de consentir au partage que font les trois princes. Lothaire qui a été jugé en France par les évêques, juge en Italie le pape Sergius II. Ravages que font les Normands, dont Charles achete la retraite. Charles est sans autorité entre la noblesse & le clergé. Charles s'humilie & prend ses sujets pour juges. Lothaire meurt dans un froc & taisse trois fils. Louis de Baviere fait déposer Charles dans le concile d'Attigni. Charles reconnoît les droits que le clergé s'arroge. Il fait excommunier Louis dans le concile de Metz. Il s'allie des rois de Lorraine & de Provence, & tous trois reconnoissent que les évêques doivent s'unir pour corriger les rois. Divorce de Lothaire roi de Lorraine. Autorité que le pape s'arroge à cette occasion. Elle révolte d'abord les évêques. Mais ils se soumettent à l'exemple de Lothaire. Mort de Charles roi de Provence, & de Lothaire roi de Lorraine. Au préjudice de l'empereur frere de Lotaire, Louis le Germanique & Charles le Chauve partagent la Lorraine entre eux. Ils méprisent les excommunications d'Adrien II qui se déclare pour l'empereur. Charles fait excommunier Carloman son fils qui s'étoit révolté. Le pape qui se déclare pour Carloman, veut s'établir juge de cette affaire ; mais sans succès. Il abandonne Carloman pour Charles dont il croit avoir besoin. Les fils du roi de Germanie n'étoient pas plus fideles. Après la mort de l'empereur, Charles obtint de Jean VIII la couronne impériale. Charles avilit la dignité impériale. Mort de Louis le Germanique qui laisse trois fils. Charles qui ne peut se défendre contre les Normands & les Sarrazins fait la guerre à ses neveux & meurt. Sage politique de Charlemagne. Les désordres ont commencé sous Louis le Débonnaire. Ils s'accroissent sous Charles le Chauve. Origine du gouvernement féodal. |
| CHAPITRE IV. Jusqu'à Hugues Capet. | Pag. 214 | L'empire de Charlemagne tombe. Il suffit de reconnoître les causes de cette révolution . Etas de l'empire sous Louis II. Etat de l'empire sous Louis III & Carloman. Etat de l'empire souc Charles le Gros. Démembrement de l'empire après la déposition de Charles le Gros. Charles le Simple est sans autorité. Les derniers Carlovingiens ne conservent plus qu'un titre. |
| CHAPITRE V. De l'état de l'Angleterre au neuvieme & au dixieme siecles. | Pag. 222 | Au commencement du neuvieme siecle Egbert réunit les sept royaumes sous sa domination. Quelle a été la cause de l'autorité du saint siege & de la puissance des moines en Angleterre. Sous Egbert les Normands aborderent en Angleterre. Ils sont chassés sous Alfred qui gouverne avec sagesse. Puissance du clergé d'Angleterre & principalement des moines ; désordres qui en naissent. Abus dans la discipline. |
| CHAPITRE VI. Des Sarrazins dans les siecles huit, neuf & dix ; & de l'Espagne depuis le septieme siecle jusqu'à la fin du quinzième. | Pag. 230 | La puissance temporelle, que le clergé s'est arrogée & l'abus qu'il en a fait est une des principales causes des désordres & de la foiblesse des états de la chrétienté. La confusion des deux puissances est favorable au clergé. La puissance du clergé facilitera la conquête de l'Espagne aux Sarrazins. Les Sarrazins font la conquête de l'Espagne. Ils remporteront des avantages sur les Grecs & sur les Turcs. Les Abbassides enlevent le khalifat aux Ommiades. Le khalife est réduit aux seules fonctions du sacerdoce. Les Sarrazins quoique divises sont toujours redoutables à la chrétienté. Ils s'affoiblissent en Espagne où les Chrétiens fondent plusieurs royaumes. Guerres continuelles en Espagne. Révolutions frappantes & précipitées. Multitude de souverains toujours en guerre. Rodrigue ou le Cid. Etat de l'Espagne dans le douzieme siecle. Dans le quatorzieme, & dans le quinzieme, où les Maures sont chassés. Etat de l'Espagne après l'expulsion des Maures. Combien cette expulsion a coûté de combats. Combien le gouvernement des royaumes d'Espagne avoit été vicieux. |
| CHAPITRE VII. De l'Allemagne, & de l'Italie depuis 888 jusques en 1073. | Pag. 248 | L'Allemagne & l'Itaile sous Arnoul. Serments des Romains, lorsqu'il est couronné empereur. Mort d'Arnoul. Louis IV son fils dernier des Carlovingiens, les Hongrois qui s'étoient établis en Pannonie, accroissent les troubles, qui durent jusqu'à la mort de Louis. Conrad roi d'Allemagne au refus d'Othon. Sagesse de Henri d'Oiseleur de la maison de Saxe. Othon I, après avoir assuré sa puissance en Allemagne, passe en Italie. Etat de cette province. Causes des désordres de l'Italie. Scandales sur le saint siege. L'Italie ravagée par les Hongrois & par les Sarrazins. Othon I appellé par Jean XII y fait respecter son autorité. Décret qui donne à l'empereur le droit d'élire les papes. La jeunesse d'Othon II occasionne en Allemagne des troubles qu'il appaise. Etat de l'Italie. Les Grecs invités par Boniface VII & soutenus par les Sarrazins se rendent maîtres de la Pouille & de la Calabre. Othon II qui marche contre eux est défait par la trahison des Italiens. Il eut, comme son pere, la fausse politique d'élever le clergé. Nouveaux troubles à l'avénement d'Othon III. Les Romains se soumettent à son approche. Décret qu'il porte sur l'élection de l'empereur. Idées fausses qu'on se faisoit à ce sujet. La superstition d'Othon III a contribué à l'agrandissement du clergé. Henri II dernier de la maison de Saxe. Conrad II duc de Franconie successeur de Henri II. Henri III fait respecter son autorité en Allemagne. Et en Italie où il fait cesser les scandales de plusieurs papes simoniaques. Etablissement des Normands dans le midi de l'Italie. Henri III donne l'investiture aux Normands. Prétentions de Léon IX, qui les excommunie, & leur fait la guerre. Il est fait prisonnier. Mort de Henri III. Nicolas II veut se soustraire à l'empereur. Il s'allie des Normands auxquels il donne l'investiture. L'enfance de Henri IV favorise l'ambition des papes. Il a été mal élevé. La crainte d'une excommunication l'empêche de répudier sa femme. Troubles principalement en Saxe. Henri IV donne des dégoûts à son ministre qui se retire. Les troubles croissent & Alexandre II cite Henri. Hildebrand ou Grégoire VII. |
| CHAPITRE VIII. De l'empire Grec dans les siecles neuf, dix & onze. | Pag. 189 | Etat déplorable de l'empire Grec. Constantin Porphyrogenete s'applique à le rendre florissant. Pourquoi cet empire ne tomba pas sous les Barbares. Les divisions des Sarrazins en retardent la chûte. L'hérésie des Iconoclastes trouble encore l'église dans le neuvième siecle. D'ailleurs dans ce siecle & les deux suivants on dispute peu sur le dogme. L'installation de Photius sur le siege de Constantinople est l'origine du schisme qui séparera l'église Grecque de l'église Latine. Prétentions du saint siege fondées sur les fausses décrétales. Conduite de Nicolas I. Conduite de Photius. Il reproche aux Latins d'avoir ajouté au symbole. L'est déposé. Les prétentions des deux premiers sieges sur la Bulgarie les aliénent encore. Photius est rétabli, & reconnu par Jean VIII qui croit qu'on lui a cédé la Bulgarie. Jean, détrompé, excommunie Photius. Photius est chassé une seconde fois. Sa mort assouvit des disputes que l'ambition des deux sieges renouvellera. Vers le milieu du onzieme siecle les querelles deviennent plus vives que jamais. |
| CHAPITRE I. De l'état de la France à l'avénement de Hugues Capet. | Pag. 306 | Comment la France étoit divisée. Quels étoient les vassaux immédiats. Les arriere-vassaux. Comment les vassaux s'étoient multipliés. Les droits respectifs des seigneurs n'étoient fondés que sur la force : Ce qui étoit une source de désordres. Pouvoir absolu des seigneurs dans leurs terres. Leurs assises. Ils croyoient que tout étoit à eux. Le sort du serf étoit souvent préférable à celui de l'homme libre. Les roturiers portoient tout le faix de la tyrannie. La noblesse sans serf étoit seule ménagée. Le clergé avili est en proie aux seigneurs puissants. |
| CHAPITRE II. Combien les droits des souverains étoient peu connus dans le dixieme siecle. | Pag. 316 | Tous les droits étoient confondus dans le dixieme siecle. L'anarchie avoit commencé sous Louis le Débonnaire. Ce prince ne connoissoit pas les droits de la royauté. Charles le Chauve & Louis le Germanique les ignoroient également. Cette ignorance est la cause des révolutions qui arrivent sous leurs successeurs. Les derniers Carlovingiens ne savoient plus sur quoi fonder leur droit au trône. Aucune loi ne régloit expressément la succession à la couronne. Quelles idées on doit se faire des droits de Hugues Capet. |
| CHAPITRE III. Depuis l'avénement de Hugues Capet jusqu'à la mort de Philippe I. | Pag. 322 | Hugues Capet est roi sans être généralement reconnu. Il descendoit de Robert le Fort. Il cherche à mettre le clergé dans ses intérêts. Comment les droits des Capétiens deviennent légitimes. La foiblesse de Hugues Capet est favorable aux prétentions du saint siege. Celle de Robert ne leur est pas moins favorable. Robert montre peu d'ambition Le regne de Henri I n'offre aucun événement remarquable. De l'Angleterre, lorsque Guillaume duc de Normandie en fit la conquête. Une bulle d'Alexandre II est un des titres de ce conquérant. Obstacles qu'il surmonte. Philippe I, plus heureux qu'appliqué, s'en fait un ennemi. Il est excommunié pour avoir répudié Berthe sa femme. Comment les Capétiens se sont affermis sur le trône. |
| CHAPITRE IV. Etat du gouvernement féodal à la fin du onzième une siecle. | Pag. 334 | Les premiers Capétiens modérant leur ambition & laissent les vassaux se détruire. Les désordres de l'anarchie font sentir le besoin d'une subordination. La subordination qui s'établit est favorable à l'agrandissement des Capétiens. Les vassaux comme les souverains étoient intéressés à la maintenir. La cour féodale étoit le tribunal qui jugeoit les différents. Devoirs réciproques des vassaux & des suzerains. Pourquoi les rois & les grands vassaux ne pouvoient jamais employer qu'une partie de leurs forces. Que le gouvernement féodal étoit fait pour les révolutions. Quatre appuis de ce gouvernement. |
| CHAPITRE V. Idée générale de la Chevalerie. | Pag. 342 | Motifs des Germains pour donner avec cérémonie les premieres armes aux jeunes gens. La noblesse Françoise a eu de pareils motifs. De-là, l'ordre de la chevalerie. Cet ordre ne remonte guere au de-là du onzieme siecle. Avec quelles cérémonies on recevoit les chevaliers. A quoi ils s'engageoient. Comment ils s'engageoient. Leur éducation, lorsqu'ils n'étoient encore que pages. Les tournois, où ils se donnoient en spectacle. Leurs études. Leur galanterie. Leur religion. |
| CHAPITRE VI. Quelle étoit la puissance du clergé à la fin du onzieme siecle. | Pag. 354 | Moyens de l'ignorance & de la superstition pour discerner l'innocent du coupable. Du jugement de Dieu. Duel judiciaire. Ces usages ne permettoient plus de rendre la justice. Comment le clergé devient juge dans le temporel. Comment chaque évêque étend sa juridiction dans tout son dioecese & s'arroge toutes les causes. Négligence des seigneurs laïques. Ils perdent toutes leurs justices. Combien cette révolution peut contribuer à l'agrandissement du clergé. |
| CHAPITRE VII. De la police de l'église dans les onze premiers siecles. | Pag. 361 | Pourquoi il faut connoître la police de l'église dans les onze premiers siecles. Quel est l'objet de la police civile. Quelle est la fin de la religion chrétienne. Quels sont les devoirs de ses ministres. Dans le civil ils doivent être subordonnés aux magistrats. Il ne faut pas dissimuler l'abus qu'ils ont fait de leur pouvoir. Dans les trois premiers siecles point de la police généralement observée. Celui qui gouvernoit une église se nomma évêque. L'évêque de Rome étoit le premier, mais il n'avoit point de jurisdiction sur les autres. Comment se conservoit la communion. Pouvoirs des évêques. Leur élection. Usages communs à toutes les églises. La discipline devient plus uniforme dans le troisieme siecle. En orient, les progres du christianisme sont plus rapides. Quelles étoient les fonctions des évêques. La subordination qui s'établit lors de Constantin, ne fixe pas à demeure les droits des sieges. Etablissement des métropolitains, des exarques & des patriarches. L'Italie étoit en partie sous la jurisdiction de l'évêque de Rome & en partie sous celle de l'évêque de Milan. Le même ordre de subordination ne s'établit pas également par tout. Cet ordre pouvoit varier dans la même province, & ne varioit que trop. Les évêques demandoient des loix Constantin, lorsque la discipline avoit besoin de nouveaux réglements. Les rois Goths quoiqu'Ariens jouissoient également sans contestations, du droit de donner des loix aux différentes églises. Législateur en matière ecclésiastique, le souverain l'étoit à plus forte raison en matiere civile. Pouvoir étendu & non contesté qu'exerce Justinien. Soumission des évêques à cet égard. Les factions du peuple et du clergé qui élisoient les évêques, donnent lieu à des nouveautés. Comment le patriarche de Constantinople etend sa jurisdiction. Comment le pape étend la sienne. Cependant les papes restoient dans la dépendance des empereurs d'orient. Ils en secouent le joug sous Léon l'Isaurien. La subordination s'altere par degrés. Les désordres invitent les deux puissances à faire des réglements. Mais elles usurpent l'une sur l'autre. A Constantinople les empereurs trouvent dans le patriarche, qui a besoin de leur protection, beaucoup de facilité pour usurper sur le sacerdoce. En occident le souverain ne fait pas les mêmes usurpations, parce qu'il a besoin de ménager le clergé. Et les circonstances favorables aux ecclésiastiques leur donnent trop d'autorité dans l'ordre civil. Cet abus devient tous les jours plus grand sous les successeurs de Charlemagne. Comment l'église s'arroge la puissance législative, même en matière civile : Puissance qu'acquierent alors les papes & abus qu'ils en font. Cependant les empereurs Allemands élisoient encore les papes ou confirmoient au moins leur élection. De même l'élection des évêques avoit besoin d'être confirmée par le souverain. Les princes donnoient l'investiture des bénéfices. Mais au milieu de l'ignorance & de la corruption, l'autorité, même légitime, dégénéroit en abus. Et le clergé s'enrichissoit. Comment les ordres monastiques ont contribué aux abus. |
| CHAPITRE I. Grégoire VII. pape. | Pag. 395 | Il ne faut s'arrêter sur le temps de désordres qu'autant qu'il est nécessaire, pour en voir naître un meilleur ordre. Etat de l'Europe lors de Grégoire VII. Conduite qui auroit pu donner aux papes la plus grande puissance. Une conduite opposée a préparé leur chûte : parce qu'elle a forcé l'Europe à ouvrir les yeux. Commencement des querelles entre Henri IV & Grégoire VII. Décret de Grégoire contre les prêtres simoniaques & concubinaires. Mauvaise raison de Henri pour empêcher qu'à ce sujet il se tienne un concile en Allemagne. Tout le clergé de la chrétienté se souleve contre le décret de Grégoire. Ce pape veut que le bras séculier force le clergé à se soumettre, quoiqu'il reconnoisse que ce moyen est nouveau. Henri le fait déposer dans le concile de Worms. Grégoire excommunie Louis dans un concile tenu à Rome. Cette sentence, jusqu'alors sans exemple, cause des soulévemens contre Henri. Elle aliéne jusqu'aux évêques qui avoient déposé Grégoire. On déclare que Henri perdra la couronne, si dans un an il n'est pas relevé de son excommunication. Fausse démarche de Henri. Son humiliation. Il arme. Embarras de Grégoire entre Henri IV & Rodolphe de Suabe, que les Allemands ont élu à sa sollicitation. Il tient deux conciles. Il défend aux princes laïques de donner l'investiture des bénéfices ; avec combien peu de fondement. Mauvais raisonnement qu'il fait à cette occasion. Plusieurs évêques condamnent son entreprise. Grégoire excommunie Henri & lui ôte toute force dans les combats. Cependant Henri défait Rodolphe, & fait déposer Hildebrand dans un concile. Grégoire s'étoit allié de Robert Guiscard : qui le délivre, lorsque Henri l'assiégéoit dans le château S. Ange. Il se retire à Salerne, où il meurt. Conduite de ce pape aves les autres souverains & ses prétentions. Autorité qu'il s'est arrogée sur toutes les églises d'occident. Comment les cardinaux s'élevent. Grégoire VII n'a fait que du mal. C'est dans connoître la politique que la cour de Rome s'est agrandie. |
| CHAPITRE II. Jusuqu'à la mort de Henri IV empereur. | Pag. 421 | Henri IV soumet l'Allemagne. Il repasse en Italie où les troubles continuoient. Conrad, son fils âiné, se révolte. Les fléaux surviennent & les prédicateurs persuadent aux peuples que Dieu les punit d'obéir à leur souverain légitime. Occasion de la premiere croisade. Urbain II la prêche dans le concile de Clermont en Auvergne. L'indulgence plénière, nouvellement inventée, est la solde des croisés. Premieres expéditions des croisés. Autre expédition dont les chefs sont des seigneurs, qui ont engagé leurs domaines. Alexis Comnene, empereur de Constantinople, se hâte de faire passer les croisés en Asie. Siege de Nicée, qui se rend à l'empereur Alexis. Kilidge Arstan, battu deux fois, cesse de s'opposer au passage des croisés. La plus grande partie de leur armée périt dans les chemins. Siege d'Antioche. Fraude pieuse. Prise de Jérusalem. Godefroi de Bouillon est élu roi de Jérusalem : mais la ville est donnée au patriarche. La division des Musulmans favorisoit les entreprises des croisés. Cependant Henri IV avoit fait rentrer les peuples dans le devoir. Mais ses soins pour achever de rétablir l'ordre soulevent encore le clergé. Pascal l'excommunie. Il porte Henri V à se révolter contre son pere. Henri IV, trahi par son fils, est déposé & meurt. |
| CHAPITRE III. De l'Angleterre, de la France, de l'Allemagne & de l'Italie jusqu'à la seconde Croisade. | Pag. 438 | Henri premier roi d'Angleterre. Il renonce aux investitures qui lui sont contestées par Anselme, archevêque de Cantorberi. Louis VI donne l'investiture de la Normandie à Cliton, fils de Robert. Etienne comte de Boulogne est fait roi d'Angleterre au préjudice de Mathilde. Vainqueur de ses ennemis, il tente d'abaisser le clergé qui le fait déposer. Mathilde, qui ne ménage pas l'évêque de Winchester, est chassée & Etienne rétabli. La question des investitures continuoit de troubler l'empire d'Allemagne. Mauvais raisonnement de Pascal II à ce sujet. fausse démarche de ce pontife. Pascal saisi, céde les investitures à l'empereur. Plusieurs conciles annullent cette cession. Nouveaux troubles. Comment la question des investitures est terminée. Lothaire succede à Henri V. Schisme à Rome. Honorius II fait marcher une croisade contre un prince chrétien. Schisme à Rome. Le schisme occasionne une guerre. Innocent II & Roger de Sicile suscitent une guerre contre Conrad III successeur de Lothaire. Troubles à Rome où le peuple se souleve contre le pape. |
| CHAPITRE IV. Seconde Croisade. | Pag. 453 | Armées de croisés exterminées. Croisade prêchée par S. Bernard. Mauvais succès des croisés. Manuel Comnene. |
| CHAPITRE V. De l'Angleterre, de la France, de l'Allemagne & de l'Italie jusqu'à la troisieme Croisade. | Pag. 459 | Henri Plantagenet roi d'Angleterre. Thomas Becket défend les prétentions du clergé. Assemblées qui défendent les droits de la couronne. Becket poursuivi, se réfugie en France. Rappellé & réconcilié, il est assassiné. Pénitence de Henri II. Révolte de ses fils. Sa Mort. Philippe Auguste & Richard partent pour la Palestine. Frédéric Barberousse avoit succédé à Conrad III. Son couronnement. Comment le pape Adrien IV interprête la cérémonie de ce couronnement Frédéric, qui fait respecter son autorité, force le pape à désavouer cette interprétation. Prétentions d'Adrien. La mort d'Adrien est suivie d'un schisme. Troubles en Allemagne & en Italie. Frédéric fait la paix avec Alexandre III. Les cardinaux jouissoient seuls du droit d'élire le pape. Cession d'Adrien IV à Guillaume I roi de Sicile. Henri, fils de Frédéric, épouse l'heritiere du royaume de Sicile. |
| CHAPITRE VI. Troisieme Croisade. | Pag. 474 | Les Chrétiens de la terre Sainte avoient presque tout perdu. Causes de leur ruine : I°. Le gouvernement féodal. 2°. La puissance d'un clergé, dont les différentes parties étoient sans subordination. Enfin des vices féroces joints à une superstition grossiere. Quel étoit Saladin. Il protégeoit les Chrétiens. Les Chrétiens le forcerent à prendre les armes contre eux. Plusieurs passent dans ses états. Gui de Lusignan est défait. Générosité de Saladin. Inhumanité des Chrétiens de la Palestine. Nouveaux secours que l'Europe leur envoie. Succès & mort de Frédéric. Ptolémaïs assiégée par les Chrétiens. Arrivée de Philippe & de Richard. Action inhumaine de Richard. Il conclut une treve de trois ans. |